RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France, a établi le bilan électrique 2025 au niveau national. Cet article est là pour vous donner les points clés de ce rapport d’environ 150 pages, dont sont tirées les illustrations.
Premièrement, on peut voir la puissance installée de chaque source d’électricité dans le parc français :

Puis la production totale d’électricité en France par filière :

Ainsi, on peut en déduire la quantité d’énergie produite par GW d’installé. Dans l’ordre décroissant :
- Nucléaire : 5,9 TWh
- Thermique renouvelable 4.7 TWh
- Hydraulique : 2.4 TWh
- Eolien terrestre : 2 TWh
- Gaz : 1.3
- Solaire : 1.1 TWh
- Fioul : 0.5 TWh
- Charbon : 0.4 TWh
La part du renouvelable augmente (20% en 2019 et 27% en 2025), mais pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, il faut augmenter cette part à au moins 70% selon les différents scénarios de l’Ademe (“Génération frugale”, “Coopérations territoriales”, “Technologies vertes” et “Pari réparateur”) et électrifier largement nos usages.
Pour le plan d’électrification, le soutien public à l’électrification sera doublé d’ici à 2030. Il passera de 5,5 milliards d’euros à 10 milliards d’euros par an. L’électrification des usages devrait également permettre de moins brider les centrales éoliennes et photovoltaïques puisqu’elles contribuent actuellement largement à la flexibilité du réseau en stoppant leur production lors des pics de production, et donc augmenter le ratio énergie produite/puissance installée.
Quant au nucléaire, parfois vu comme le graal de la stabilité, on voit dans l’étude que c’est en novembre et décembre qu’il est le moins disponible; période de forte demande énergétique. Les différents scénarios de l’Ademe cités précédemment proposent des solutions avec une part du nucléaire dans le mix électrique de 5 à 50 %, tandis que les scénarios étudiés par RTE (M0, N2 et N03) proposent des futurs allant de 0 à 51 GW de nucléaire.

Le gouvernement à notamment visé le secteur des transports, par exemple, deux voitures neuves sur trois devraient être électriques d’ici 2030. Pour aider les automobilistes français à franchir le pas, le bonus écologique passerait de 5 700 à 9 500 euros maximum.
À partir du 1er janvier 2035, il est prévu de fortement limiter la vente de voitures thermiques neuves (essence, diesel, hybrides).
Pour ce qui est du côté économique, le prix du MWh a été divisé par 4,5 entre 2022 et 2025, en corrélation avec le développement des énergies renouvelables. De plus, la France a réduit de 5,4 Md€ sa facture énergétique grâce aux exportations d’électricité en 2025, mais ça ne suffit pas pour compenser le prix payé,53 Md€ en 2025, pour l’import d’énergie fossile. En 2025, le prix de l’électricité a dépassé 100 €/MWh pendant 1 807 heures, contre 1 382 heures en 2024. Ces pics de prix se sont principalement concentrés sur le premier trimestre, période où la consommation d’électricité était plus élevée. C’est aussi à ce moment-là que les centrales à gaz ont été davantage utilisées, dans un contexte de prix du gaz encore élevés en début d’année.
Sources : https://assets.rte-france.com/prod/public/2026-03/Bilan-electrique-2025-rapport-complet_0.pdf
https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/